La course au développement de voitures non polluantes est lancée. Après l’engouement autour des véhicules électriques, au tour de la technologie hydrogène de faire des émules. Renault n’est certainement pas en retard sur le sujet, bien au contraire. Il dispose aussi de son offre de véhicules à hydrogène spécialement adressés à un public de professionnels. Avec le Master Z.E. Hydrogen, les entrepreneurs et autres artisans ne seront plus pénalisés par l’autonomie limitée des modèles purement électriques. En raison de ses tarifs élevés, cet utilitaire pourra aussi être financé en leasing afin d’alléger financièrement les entreprises intéressées.

Véhicule à hydrogène : une technologie d’avenir

Les recherches autour des véhicules propres qu’ils soient électriques, à hydrogène ou autres sont une réponse à une problématique majeure : le tarissement des ressources pétrolières. Trouver de nouvelles solutions énergétiques constitue alors le cheval de bataille des industriels. L’hydrogène s’est imposé comme une très bonne alternative en permettant entre autres aux pays ne détenant pas de gisements pétroliers de ne pas gaspiller leurs réserves. Concrètement, la voiture à hydrogène va se décliner en deux grandes catégories : le moteur à hydrogène et la pile à combustible. Le premier propose un mode de fonctionnement quasiment similaire au moteur à explosion. La combustion du dioxygène et du dihydrogène permet de créer une énergie à propulsion. Le BMW Hydrogen 7 s’inscrit parmi les premiers modèles à avoir fait usage de ce dispositif. La pile à combustible pour sa part constitue la technologie la plus couramment utilisée aujourd’hui. Elle combine un moteur électrique et un générateur chimique à pile à combustible dans laquelle se produit la production électrique issue de l’oxydation entre le dioxygène de l’air ambiant et le dihydrogène stocké dans le réservoir. L’énergie obtenue sert non seulement à recharger la batterie, mais aussi à faire fonctionner correctement le moteur. À noter que l’hydrogène utilisé peut être issu du pétrole, de l’eau de mer hydrolysée ou d’agrocarburant.

Renault lance son offre de véhicule à hydrogène : Master Z.E. Hydrogen

On parle de cette technologie à hydrogène dès les années 90 avec Chrysler qui lance son prototype PAC H2. La première voiture à hydrogène de série est sortie par Mercedes en 2010 avec la Classe B F-Cell. C’est surtout du côté du pays du soleil levant que ce type de véhicules va percer. Toyota s’inscrit en effet comme l’un des leaders sur le marché. Sur les 11 200 modèles à hydrogène disponibles dans le monde, 9000 sont des Toyota Mirai, premier véhicule de ce type à être vendu à grande échelle. Sentant le filon, d’autres constructeurs ont rapidement emboité le pas. En France, Renault est le premier fabricant à produire des véhicules à hydrogène avec le lancement de son Master Z.E. Hydrogen. Pour lui, cette technologie s’avère indispensable, car elle va permettre aux professionnels d’accéder sans contraintes aux centres-villes et aux entreprises du « dernier kilomètre » d’entamer leurs tournées sans être limitées par la faible autonomie de leurs véhicules. Au-delà, le dispositif est davantage adapté aux véhicules au tonnage élevé. En effet, un moteur électrique simple n’est pas en mesure de couvrir les besoins d’un utilitaire à la charge utile élevée. Ce qui n’est pas le cas de l’hydrogène qui s’avère plus puissant et performant. Un autre avantage indéniable de ce genre de véhicule est que la recharge s’effectue en à peine cinq minutes, s’il faut jusqu’à 6 heures à 10 heures pour récupérer l’énergie d’une voiture électrique.

Que vaut le Master Z.E. Hydrogen ?

Le Master Z.E Hydrogen est proposé en deux hauteurs et deux longueurs. Les professionnels ont le choix entre deux versions châssis ou deux versions fourgons. En plus de fournir une charge utile de 1200 kilos, le véhicule offre un volume de chargement allant de 10,8 à 20 m3. Pour cet engin, Renault a décidé de l’équiper du dispositif à pile à hydrogène. Créé par la start-up Symbio qui est une filiale du groupe Michelin, le prolongateur d’autonomie a recours à une pile à combustible et va être associé à une batterie lithium-ion. Plus concrètement, la pile à combustible offre une puissance de 5 kW tandis que la batterie est de 33 kWh. Le véhicule est également muni de deux réservoirs d’hydrogène de 4,18 kg. La pile à hydrogène fonctionne un peu comme un groupe électrogène. En cours de route, elle va alimenter la batterie en énergie pour que celle-ci fournisse une autonomie encore plus élevée. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de cette solution. Sur batterie électrique uniquement, le Master n’offre qu’une autonomie de 120 km. Avec la pile à combustible, ses performances augmentent à 350 km. Sur vitesse constante de 80 km/h, l’autonomie va être de 160 km. Pour faire fonctionner tout cet arsenal, l’utilitaire a besoin de deux solutions de recharge : d’une part, une prise électrique et d’autre part, une station à hydrogène.

Financement le Master Z.E. Hydrogen en leasing

La technologie à hydrogène est encore extrêmement coûteuse c’est pourquoi les offres dédiées au grand public sont très limitées. Les prix élevés s’appliquent autant pour la fabrication du véhicule que pour le ravitaillement en énergie. Pour autant, cela ne devrait pas faire peur aux entreprises, car aujourd’hui, les aides publiques visant à pousser les consommateurs à se tourner vers l’électromobilité sont de plus en plus nombreuses. En parallèle, il existe aussi des solutions de financement innovantes qui viennent faciliter davantage l’acquisition de véhicules onéreux. On pense notamment à la location longue durée. Cette formule commence à se démocratiser surtout dans le milieu des entreprises. L’objectif est de leur permettre de payer uniquement pour l’usage du véhicule moyennant un loyer mensuel défini selon leurs capacités financières. En clair, au lieu d’acheter et devenir propriétaire de son Master Z.E. Hydrogen, l’entrepreneur n’est qu’un locataire. La LLD a pour atout d’être plus flexible qu’un achat classique, car elle peut inclure tous les frais d’entretien, d’assistance et même d’assurance du véhicule. À la fin du contrat, les utilisateurs n’ont qu’à restituer le véhicule au loueur pour ne plus en être tributaires. De cette manière, ils évitent aussi les problématiques de revente et n’ont pas à supporter tous les inconvénients liés à la décote.